Poème de Nancy Morejón


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Octobre Indispensable

Madrigal pour nègres marrons

À Miguel Barnet

La tète et les mains suspendus,

brûlantes,

déjouant la trace du Poursuiveur.

Les corps en sueur se lancent

Dans la savane humide

Quelle dure beauté celle de leurs

cœurs !

Sur leurs machettes comme

sur les branches,

se nichent des colombes et des

agoutis,

et les jours de soleil,

et les jours de lune,

et les jours de cette volonté

qui les fait renaître tels des enfants   

tels de doux enfants d’une liberté

déjà conquise.

Traduit de l’espagnol par Sandra Hernández. Université de Nantes


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